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La perte de l’amitié et la Generation Z - جريدة هرم مصر, اليوم الثلاثاء 20 يناير 2026 01:03 مساءً
Reina Sinno
La différence entre le terme français et le terme arabe du mot amitié se trouve dans l’origine de leurs termes. En français, le mot “amitié” vient du mot amour, et par conséquent l’amitié doit se fonder sur l’amour. Alors que “ الصداقة” se base sur “ الصدق”, qui signifie vérité. D’où cette différence entre la vision de l’amitié à travers les cultures.
Le fait de définir la base de l’amitié dans ces deux cultures montre que l’une se fonde sur l’amour, l’autre sur la vérité.L’amitié est une valeur très importante dans la vie de chacun d’entre nous, et tout le monde a des amis et développe des amitiés à travers son histoire et sa vie, sauf que certaines de ces amitiés ne durent pas. Au cours de la vie, il y a des personnes qui entrent, d’autres qui sortent, et ainsi de suite. On constate qu’un amour est remplacé par l’égoïsme et la verité est remplacée par la superficialitée. On se pose alors la question : est-ce que l’amour et la vérité sont des ingredients que l’on retrouve encore dans l’amitié ?Prenons par exemple la Génération Z. Dans les amitiés de cette génération, les conflits se multiplient et se transforment, souvent sans véritable raison profonde.

Cette génération vit dans un univers où la communication est instantanée, où chaque geste est visible, mesurable, analysable.
Ce contexte crée des tensions nouvelles, parfois incohérentes, qui fragilisent les liens.
La première cause de conflit vient de l’interprétation excessive des signaux numériques. Un message lu sans réponse, quelques heures de silence, un ton perçu comme sec suffisent à créer le doute. Le malentendu naît non d’un acte réel, mais d’une projection émotionnelle amplifiée par l’écran.Une autre source de tensions provient de la visibilité permanente de la vie sociale. Les réseaux exposent chaque sortie, chaque conversation, chaque moment passé avec d’autres.
Cette transparence crée jalousie, insécurité et sentiment d’exclusion.L’image devient un déclencheur de conflit, même quand l’intention est absente. La FOMO, cette peur de manquer une invitation ou un événement, accentue encore les réactions disproportionnées.
Une absence isolée suffit parfois à remettre en question l’ensemble de la relation. L’émotion prend le dessus sur la raison, donnant naissance à des conflits démesurés par rapport au fait initial.S’ajoute à cela la difficulté croissante de gérer les tensions de manière directe. La generation Z privilégie souvent l’évitement : ghosting, blocking, silence.
Cette fuite du dialogue transforme des désaccords mineurs en ruptures abruptes, sans donner à l’amitié la chance de se réparer.Enfin, la peur de la vulnérabilité limite la profondeur des relations. Se protéger derrière une image maîtrisée empêche l’expression sincère des besoins et des incompréhensions.
Les conflits naissent alors d’un non-dit plutôt que d’un véritable désaccord.Suite a ce constat on remarque une absence d’amour et de vérité dans cette amitié, mais pour verifier nous allons questionner le fameux philosophe Aristote.
En effet pour ce philosophe grec, l’amitié demande une présence réelle et une vie commune. La vie commune n’est pas seulement le fait de se voir, mais celui de partager des actions, des moments et des expériences qui révèlent le caractère de chacun.
C’est en agissant ensemble, en dialoguant, en traversant le quotidien côte à côte, que l’amitié se construit réellement. Sans cette proximité concrète, il manque à la relation ce qui, pour Aristote, en fait la substance: la possibilité de se connaître profondément et de se rendre mutuellement meilleurs.
Une amitié uniquement virtuelle peut maintenir une affection, mais elle reste incomplète.À
travers la Génération Z, assistons-nous à la disparition progressive de l’amitié ?












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